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Espaces, blancs et ressorts |
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IntroductionCaractèresMathsFontesTablesStructureParagraphesEspaces
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Unités de longueurLATEX comprend les unités suivantes, lorsqu'il s'agit d'exprimer des espaces :
D'une manière générale, pour écrire une longueur en LATEX, on accolle le nom de l'unité à la mesure. P. ex., une longueur de 12 mm serait codée :
Espacements horizontauxLATEX contrôle lui-même l'espacement en général. Cela veut dire que, contrairement aux traitements de texte, il ne sert à rien d'enchaîner deux, trois, ou davantage d'espaces dans le fichier source (.tex). Elles seront rendues par une espace unique dans le fichier de sortie. Espacements fixesPour obtenir un blanc contrôlé, on utilisera la commande
où longueur est exprimée dans toute unité ci-dessus [1]. LATEX produit un blanc de la longueur spécifiée, mais seulement s'il ne tombe pas à l'extrémité d'une ligne. Pour que le blanc soit ajouté en toutes circonstances, on emploiera l'argument optionnel *. À noter : on peut spécifier un espacement négatif. Il suffit de faire précéder longueur du signe -. Cela produit l'équivalent d'un retour arrière, et permet donc éventuellement d'écrire en surimpression du texte déjà tapé. Espacements élastiques ("ressorts" [2])Pour obtenir un blanc élastique remplissant "tout le reste" d'une ligne, on utilisera :
Le blanc remplira tout ce qui, sur la ligne, n'est pas occupé par du texte. Par exemple, pour faire figurer une date alignée sur la marge droite, on pourrait coder
ce qui est plus simple que d'entrer dans un environnement flushright. Plusieurs \hfill peuvent figurer sur une même ligne : le résultat sera un blanc également réparti entre les éléments de texte, comme dans
Mais on peut aussi remplir avec autre chose que du blanc : Pour remplir avec des pointillés, la commande à employer est \dotfill plutôt que \hfill. Pour remplir avec une ligne horizontale, on utilisera \hrulefill. Notons que \hrulefill, seule sur une ligne, peut être utilisée pour produire un trait horizontal de la largeur du texte sur la page. Espacements verticauxEspacements verticaux prédéfinisBien que LATEX ajuste en général avec pertinence l'espace entre les paragraphes et les sections, on peut juger utile de séparer davantage. LATEX propose trois sauts verticaux prédéfinis :
Espacements verticaux fixesPour obtenir un blanc vertical contrôlé, on utilisera :
qui fonctionne comme \hspace. Notamment, sans l'argument optionnel *, l'espace ne sera pas produit à la fin d'une page. Au contraire, si l'on inclut *, LATEX ne le supprimera en aucun cas. hauteur peut être exprimée dans toute unité reconnue par LATEX. Ressorts verticauxPour un blanc vertical élastique remplissant tout le reste de la page, on utilisera la commande
On peut faire à ce sujet les mêmes remarques que pour \hfill. En particulier, il est possible d'employer plusieurs \vfill sur la même page. Mais il n'est pas dans l'esprit de LATEX de triturer ainsi la mise en page. Les commandes \dotfill et \hrulefill n'ont pas d'équivalent vertical. Contrôle de la pageOn a dit ici comment obtenir des sauts de lignes ou de pages "facultatifs" à l'aide des instructions \linebreak et \pagebreak. Empêcher un saut de ligne, de pageOn peut aussi "déconseiller" à LATEX de passer à la ligne ou de changer de page :
Dans les deux cas, nombre est un entier entre 1 et 4. Plus il est élevé, plus la requête est insistante. Agrandir la pageParfois on n'est pas satisfait de l'endroit où LATEX coupe une page. On aimerait caser une ou deux lignes de plus. La commande
ajoute la hauteur spécifiée à la hauteur de texte normale d'une page (\textheight). Par exemple, pour ajouter exactement une ligne à la capacité de la page, on coderait
La forme étoilée (avec l'argument optionnel *) essaie en outre de compresser au maximum le texte (dans les limites permises par LATEX, compatibles avec une typographie de qualité). Après cette commande, on explicite normalement le changement de page à l'endroit désiré avec une commande \pagebreak. Notes[1] Le point (pt) est l'unité par défaut, celle qu' emploiera LATEX si aucune n'est spécifiée (non sans émettre un avertissement). [2] Dans la terminologie originale de D. Knuth, de la "colle" (glue). |